image du film.LE PASSEUR IMMOBILE (CARNET FILMÉ : 1er janvier 1987 – 31 décembre 1987)

Année : 1987. Durée : 1 H 05'

Fiche technique :
Réalisation, concept, image, partition sonore, montage, effets spéciaux : Gérard Courant.
Production : La Fondation Gérard Courant, Les Amis de Cinématon.
Interprétation : Jean-Paul Aron, Mariola San Martin, Gérard Courant, Silvano Balestro, Jean-Loup Lepagnot, Kees Kasander, Philippe Sollers, Régis Audigier, Gaston Hilaire, Solange Mounier, Jean Mounier, Bernard de Chanaleilles, Simon de Brosse, Anne Brochet, Laurent Perrin, Sapho, Mohamed Bouamari, Merzak Allouache, Charlotte Laurier, Fabrice Revault d’Allonnes, Martine Elzingre, Yann Baco, Marcel Madúeno, Manuel Otero, Henri Laborit, Maguy Beaugé, Benedetto, Michole Cohen, Gérard Morot-Sir, Anca Nicola, Alexandra Spetschinskaya, Voya, Rui Nogueira, Francesco Maselli, Bigas Luna, Horst Tappert, Robert Cortès, Elvira, Fernando Arrabal, Bernard P. Guiremand, Togrul Narimanbekov. .
Tournage : Paris (France), Levallois-Perret (France), La Haye (Pays-Bas), Amsterdam (Pays-Bas), Burzet (France), Cannes (France), Vence (France), Bologne (Italie), Rimini (Italie), Prades (France), forêt de Rambouillet (France), le massif du Vercors (France).
Format : Super 8 mm.
Cadre : 1,33.
Pellicule : Kodachrome.
Procédé : Couleur.
Collection publique : BnF (Bibliothèque nationale de France), Paris (France).
Dédicace : Le film est dédié à Henri Laborit.

Présentation >>>

Le Passeur immobile, qui recouvre l'année 1987, est un Carnet filmé coincé entre Les Jours et les nuits (1986) et L'Artifice et le factice (1988). Cela fait une quinzaine d'années que ces Carnets ponctuent mon activité de cinéaste. Ils sont comme une vie parallèle à mes autres films et à mes séries cinématographiques (Cinématon, Portrait de groupe, Lire, etc.). Ils sont aussi comme une lettre adressée aux spectateurs.
Que révèlent ces Carnets ? L'activité d'un cinéaste hors des sentiers battus du cinéma ? Une exploration de lieux visités et revisités (Burzet, le Bugey, le Vercors) ? Les tourments d'un faiseur de films ? Les cheminements de la création cinématographique ? Ou tout simplement le filmage au jour le jour d'une vie entièrement consacrée au cinéma ?

(Gérard Courant)

Critique >>>

1987 UNE ANNÉE EN IMAGES

Mariola est belle. chevelure, jambes, yeux, visage, pieds nus, elle danse.

Chaleur opposée au froid de la neige, des glaçons de la Seine.

Gérard Courant est acteur de Rohmer. Il cinématonne Henri Laborit auquel le film est dédié. Il est dans le Vercors, il est sur le Chemin de Croix de Burzet en Ardèche, il est à Cannes.

Acteur, réalisateur, c’est une année qui a compté. 1987.

L’écran projette des images, mais les sièges sont vides.

Cri de détresse ? Et c’est Rita Hayworth qui meurt… autre cri de détresse.

Entre Cannes et Paris, il y a la route, les couchers de soleil, les ciels, les nuages… Charlot a les traits de Gérard Courant, enfin plutôt Gérard Courant est « Charlottonné ».

Prades, Vincennes, Rambouillet… les amours sont décolorées et Gérard Courant se cinématonne pour un numéro 1000 d’anthologie des années 80.

Le passeur est immobile.

(Noëlle Roth, 18 décembre 2021)

 


gerardcourant.com © 2007 – 2022 Gérard Courant. Tous droits réservés.