COMPRESSION THE LIFE AND DEATH OF 9413: A HOLLYWOOD EXTRA DE ROBERT FLOREY ET SLAVKO VORKAPIĆAnnée : 2026. Durée : 1' 03''
Fiche technique :
Réalisation, conception, effets spéciaux, montage : Gérard Courant (à partir de : The Life and Death of 9413: a Hollywood Extra de Robert Florey et Slavko Vorkapić).
Production : Les Amis de Cinématon, Les Archives de l’Art Cinématonique, La Fondation Gérard Courant.
Diffusion : Les Amis de Cinématon.
Fabrication : Juillet 2026 à Montreuil (France).
Format : Vidéo.
Cadre : 1,33.
Procédé : Noir et blanc. Muet.
Collection publique : BnF (Bibliothèque nationale de France), Paris (France).
Compression The Life and Death of 9413: a Hollywood Extra de Robert Florey et Slavko Vorkapić est la réduction de 25 fois sa durée de : The Life and Death of 9413: a Hollywood Extra le film que Robert Florey et Slavko Vorkapić ont réalisé en 1928, avec Jules Raucourt, Voya Georges et Adriane Marsh, d’une durée de 11 minutes en un film de 1 minute 03 secondes. Le film est « compressé » à la manière d’une œuvre du sculpteur César. Mais à la différence du travail de cet artiste qui compressait des objets usuels, Compression The Life and Death of 9413: a Hollywood Extra de Robert Florey et Slavko Vorkapić compresse un objet artistique !
Le tour de force et le pari de Compression The Life and Death of 9413: a Hollywood Extra de Robert Florey et Slavko Vorkapić a été de fabriquer une compression totale : dans ce film, il ne manque pas un seul plan du film original !
« La réduction éloigne l’œuvre de la forme sous laquelle elle persiste dans les mémoires individuelles et collectives ». Le spectateur est ainsi plongé dans une expérience – nouvelle – esthétique. C’est de cette expérience que le spectateur peut ainsi se réapproprier l’œuvre et l’appréhender d’une autre manière que la forme initiale qui est ancrée dans la mémoire. Gérard Courant glisse vers une esthétique du déplacement, il recycle, il déplace, il réinterprète le cinéma et repense ainsi le rapport au monde à travers l’art. L’action de l’art constituerait à glisser d’une réalité à une autre, il semblerait que chez Gérard Courant il s’agisse davantage de déplacer une réalité au travers d’un médium spécifique, en l’occurrence ici le cinéma. « Le monde réel » est semble-t-il, chez le cinéaste, le point de départ de toutes ses œuvres, il soustrait la forme de l’espace du « monde réel » pour la disposer dans un espace différent, un espace en modulation.
(Estelle Pajot, L’œuvre filmée de Gérard Courant, Université de Bourgogne, UFR Sciences Humaines et Sociales, Département Histoire de l’Art et Archéologie, sous la direction de Isabelle Marinone, 2014)
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