image du film.COMPRESSION BLEU COMME UNE ORANGE DE ANDRÉ S LABARTHE

Année : 2026. Durée : 2' 49''

Fiche technique :
Réalisation, conception, effets spéciaux, montage : Gérard Courant (à partir de : Bleu comme une orange de André S. Labarthe).
Production : Les Archives de l’Art Cinématonique.
Diffusion : Les Amis de Cinématon.
Fabrication : Juin 2026 à Montreuil (France).
Format : Vidéo.
Cadre : 1,33.
Procédé : Couleur.
Collection publique : BnF (Bibliothèque nationale de France), Paris (France).

Présentation >>>

Compression Bleu comme une orange de André S. Labarthe est la réduction de 25 fois sa durée de : Bleu comme une orange le film que André S. Labarthe a réalisé en 1968, avec Alexandre Trauner, Jean-Christophe Averty, Georges Franju, Agnès Varda, William Klein, Pierre Soulages et Andy Warhol d’une durée de 59 minutes en un film de 2 minutes 49 secondes. Le film est « compressé » à la manière d’une œuvre du sculpteur César. Mais à la différence du travail de cet artiste qui compressait des objets usuels, Compression Bleu comme une orange de André S. Labarthe compresse un objet artistique !

Le tour de force et le pari de Compression Bleu comme une orange de André S. Labarthe a été de fabriquer une compression totale : dans ce film, il ne manque pas un seul plan du film original !

Critique >>>

GÉRARD COURANT RÉINTERPRÈTE LE CINÉMA

« La réduction éloigne l’œuvre de la forme sous laquelle elle persiste dans les mémoires individuelles et collectives ». Le spectateur est ainsi plongé dans une expérience – nouvelle – esthétique. C’est de cette expérience que le spectateur peut ainsi se réapproprier l’œuvre et l’appréhender d’une autre manière que la forme initiale qui est ancrée dans la mémoire. Gérard Courant glisse vers une esthétique du déplacement, il recycle, il déplace, il réinterprète le cinéma et repense ainsi le rapport au monde à travers l’art. L’action de l’art constituerait à glisser d’une réalité à une autre, il semblerait que chez Gérard Courant il s’agisse davantage de déplacer une réalité au travers d’un médium spécifique, en l’occurrence ici le cinéma. « Le monde réel » est semble-t-il, chez le cinéaste, le point de départ de toutes ses œuvres, il soustrait la forme de l’espace du « monde réel » pour la disposer dans un espace différent, un espace en modulation.

(Estelle Pajot, L’œuvre filmée de Gérard Courant, Université de Bourgogne, UFR Sciences Humaines et Sociales, Département Histoire de l’Art et Archéologie, sous la direction de Isabelle Marinone, 2014)

 


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